Dental Tribune Belgium (French)

Faible taux de COVID-19 parmi les dentistes

By Vincent Liévin
February 19, 2021

CHICAGO, ETATS-UNIS Depuis le début de la pandémie, les dentistes sont en première ligne de par leur travail «dans la bouche des patients». Ils sont toutefois peu nombreux à avoir été touchés par le coronavirus.

En mars 2020, le New York Times avait classé la dentisterie comme l'une des professions les plus à risque de COVID-19 sur la base de données du département américain du Travail. Les mesures d’hygiène ont été renforcées dans les cabinets, et les dentistes ont augmenté l’intervalle entre deux consultations afin de pouvoir tout désinfecter avant le patient suivant. Ce travail de fond semble réussir à la profession vu le faible taux de contamination relevé chez les dentistes. «Moins de 1% des dentistes se sont révélés positifs à la COVID-19», selon un premier rapport du genre publié aux États-Unis. Le résultat est bien inférieur à celui obtenu chez d'autres professionnels de la santé au pays de l’Oncle Sam.

Le rapport, publié par The Journal of the American Dental Association, est «une très bonne nouvelle pour les dentistes et les patients», a déclaré Marcelo Araujo, DDS, MS, Ph.D., directeur général de l'American Dental Association (ADA) Science and Research Institute, auteur principal du rapport. «Cela signifie que ce que font les dentistes - un contrôle des infections et une attention accrue portée à la sécurité des patients et de l'équipe dentaire - fonctionne.»

Des dentistes positifs
Ce rapport s'est concentré sur près de 2.200 dentistes. 82% étaient asymptomatiques pendant un mois avant l'enquête et 16,6% ont déclaré avoir subi un test COVID-19. Ceux qui ont été testés positifs n'étaient pas regroupés dans une région géographique particulière. Parmi les personnes non testées, moins de 1% (0,32) ont reçu un diagnostic probable de COVID-19 par un médecin. «Comprendre les risques associés à la transmission de la COVID-19 en milieu dentaire est essentiel pour améliorer la sécurité des patients et de l'équipe dentaire», a déclaré le Dr Araujo. «La profession a pris cette question extrêmement au sérieux, et cela se voit. Nous continuerons à suivre le taux de COVID-19 chez les dentistes, et d'autres facettes de la pandémie affectant la dentisterie, afin d’informer la profession.»

Même situation en Belgique
En Europe, et plus précisément en Belgique, la situation semble identique, comme l’explique Michel Devriese, porte-parole de la Société de Médecine Dentaire asbl – Association Dentaire Belge Francophone: «Nous avons lancé une enquête pour que les dentistes puissent signaler les cas de contamination. Ceux-ci provenaient, quasi exclusivement, de la sphère privée. Souvent, il s’agissait de contamination par les enfants ou les compagnons ou compagnes. Nous avons constaté peu de cas de contamination dans le cadre de la profession». Il explique ces bons chiffres de plusieurs manières: «Beaucoup de dentistes portaient des masques et des protections avant la COVID-19. Le port d’une protection était déjà une réalité pour eux dans le cadre de la grippe, de l’hépatite, du sida... Cela veut aussi dire que les dentistes ont bien respecté les règles d’hygiène. On est dans une routine de soins. La plupart sont prêts à affronter une deuxième vague, voire une troisième».

En Belgique, il n’existe toutefois pas de chiffres officiels du nombre de dentistes ayant été malades: «Nous avons alerté les autorités sur cette question. Mais nous avons plus de 97% des dentistes qui sont des indépendants. Cela complique la déclaration professionnelle de maladie». Enfin, aujourd’hui, priorité est donnée à la vaccination, qui devrait intervenir pour la majorité des dentistes en février.

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