Dental Tribune Belgium (French)

Le doctorant Mihai Tarce étudie à la KU Leuven l’effet de la numérisation sur la parodontologie

By Andy Furniere
June 24, 2020

Il y mène un projet de recherche sur l’effet de la numérisation pour la parodontologie.

Cet article est lié à l’interview avec Kirsten Van Landuyt.

Sur quoi vous focalisez-vous dans le cadre de votre doctorat «Digital Workflows in Periodontology»?
J’ai une formation tant d’informaticien que de dentiste, et je suis dès lors particulièrement intéressé par la façon dont les développements dans le secteur de l’informatique influencent la dentisterie, et plus spécifiquement la parodontologie. En premier lieu, je souhaite donner un aperçu des techniques utiles en parodontologie, comme les scanners intra-oraux et les outils chirurgicaux imprimés en 3D, tels que les gabarits de forage. Mon objectif est de définir si la nouvelle technologie permet déjà de meilleurs résultats que les méthodes classiques, et si elle peut dès lors les remplacer dans un futur proche.

Quels sont les avantages du flux de travail numérique avec ces techniques?
La méthode de travail est plus précise, plus rapide et moins invasive pour le patient. En combinant les clichés radiologiques avec les images numériques d’un scanner, vous pouvez rapidement avoir une vue complète sur, par exemple, l’endroit où vous devez forer pour placer un implant. Idéalement, vous n’avez alors pas besoin d’ouvrir la gencive – ce que vous faites normalement pour être certain de ne pas toucher l’os –, ce qui raccourcit la durée de l’opération et favorise le rétablissement du patient. Cette imagerie détaillée aide aussi à concevoir avec des techniques d’impression 3D votre outil chirurgical, par exemple un gabarit de forage. Vous pouvez en général bien mieux planifier tout virtuellement à l’avance, de sorte que dans certains cas vous pouvez le même jour extraire une dent et placer une couronne. Le patient ne doit alors pas porter pendant un certain temps une prothèse amovible.

Quels sont les obstacles à une adoption plus large de la technologie?
Le prix, mais l’industrie s’attelle à le réduire. Il n’est en outre aussi pas évident d’apprendre à utiliser le logiciel, même s’il devient toujours plus convivial. Les imprimantes 3D ne sont actuellement pas encore assez accessibles pour les cabinets de dentistes, donc il faut plus de labos disposant de la technologie, de façon à ce qu’un dentiste puisse s’adresser à un labo proche de chez lui. À terme, plus de dentistes devraient pouvoir disposer d’une imprimante 3D au cabinet.

Mihai Tarce

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