Dental Tribune Belgium (French)

Qui a une dent contre ce dentiste australien?

September 01, 2020

MELBOURNE, AUSTRALIE – Un tribunal australien a accepté la requête d’un dentiste de Melbourne qui voulait savoir qui avait posté sur Google un avis négatif sur son cabinet. Google est désormais tenu de communiquer à ce praticien le nom, l’adresse IP et le numéro de téléphone de l’internaute mécontent.

Matthew Kabbabe, dentiste à Melbourne, veut savoir qui a posté sur Google un avis négatif sur son cabinet. L’internaute y affirme que le dentiste a effectué un traitement «de façon extrêmement maladroite et inconfortable», donnant l’impression «de le pratiquer pour la première fois». Le dentiste australien estime que ces propos sont calomnieux et qu’ils ont peut-être été écrits par un concurrent ou un ancien collaborateur. Selon lui, cet avis a eu pour conséquence que certains de ses patients ne se sont plus présentés à son cabinet. Dans un premier temps, Google avait refusé de lui communiquer le nom de l’internaute en cause. Mais le tribunal en a jugé autrement et a ordonné le 14 février dernier à Google de transmettre le nom, l’adresse IP et le numéro de téléphone de l’internaute au plaignant.

Cette information publiée dans le média australien The Age a par la suite suscité de vifs débats parmi les lecteurs du journal. Certains estimaient que les avis ne peuvent jamais être anonymes, car beaucoup de faux commentaires sont publiés, parfois même par des personnes qui n’ont jamais mis les pieds dans le cabinet en question. D’autres pensaient que le dentiste ne doit pas se prendre pour Calimero (NDLR: le petit poussin du dessin animé qui se plaint toujours et déclare à tout bout de champ «C’est vraiment trop injuste!»), que face à cet unique avis négatif, il devait quand même y en avoir beaucoup de positifs.

Il est, bien évidemment, très ennuyeux pour un dentiste d’essuyer des critiques contre lesquelles il ne peut pas se défendre, parce qu’il ignore à quelle situation elles font allusion. Google a sa propre politique en matière de recensions. Par ailleurs, de nombreuses fédérations de patients ont édité un code de conduite destiné aux personnes qui laissent un avis.

Pour éviter ces situations pouvant aller jusqu’à une procédure judiciaire, mieux vaut encourager les patients à faire part de leurs plaintes immédiatement et directement au praticien en question, plutôt que d’exprimer leur mécontentement – pas toujours nuancé – sur le web.

(sources: The Age, CNN, nu.nl, ANT)

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